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Le passage de la Rour la tête de pont à Jülich

Le passage de la Rour la tête de pont

La Via Belgica traversait la Rour à proximité de cet endroit. La rivière, qui tire son nom de Rura, cette déesse fleuve romain-germanique, constituait dans l’Antiquité un obstacle majeur à la circulation en raison de son niveau irrégulier. De plus, la Rour ne coulait pas dans un lit fixe, mais cherchait sans cesse de nouveaux chemins. Elle formait ainsi une large barrière marécageuse difficile à franchir. Aujourd’hui, la Rour est régulée par des barrages.

Le rétrécissement de la vallée de la Rour, à l’emplacement de l’actuelle ville de Juliers, était un endroit propice pour traverser le fleuve. C’est pourquoi la localité d’Iuliacum fut fondée sur les rives de la Rour vers l’an 0.

L’emplacement exact du pont romain n’est pas connu. On suppose qu’il se trouvait entre l’actuel pont routier et la passerelle piétonne de la rue Kirchberger Strasse. De l’autre côté de la Rour, un petit vicus fut fondé près de Neubourheim/Wackersmühle, en contrepartie du vicus de Juliers. Le pont était un point névralgique de la Via Belgica. C’est pourquoi il a fait l’objet d’une protection particulière depuis la fin de l’Antiquité. Au début du XIXe siècle encore, sous Napoléon, un tête de pont (« Brückenkopf ») a été érigée en face de la ville, une imposante fortification destinée à sécuriser le passage de la Rour. Cet endroit a également été un point très disputé pendant la Seconde Guerre mondiale.

Bon à savoir

Première photo : Brückenkopf. Photo : S. Peters
Deuxième photo : Jülich, représentée par Johann Christian Leopold dans une gravure sur cuivre d'après un dessin de Friedrich Bernhard Werner, 1736. Source : Archives municipales de Jülich
Troisième photo : plan de l’agrandissement maximal prévu de la forteresse de Jülich sous domination française en 1804. Image : Bibliothèque d’État de Berlin

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