Une route sinueuse au Rosenthal à Nettersheim
Une route sinueuse au Rosenthal
Sinueuse et impressionnante – c’est ainsi que l’on peut décrire la branche de la voie d’Agrippa qui, sur le versant sud du quartier du Rosenthal, descendait en chemin creux vers la vallée de l’Urft. Malgré la forte pente, cette voie était empruntée par les charrettes à l’époque romaine. En témoignent les ornières creusées dans le sol rocheux. Une rigole transversale pavée permettait d’évacuer l’eau de fonte et l’eau de pluie.
Au pied de la pente, non loin de la route et facilement accessible depuis le sentier de randonnée, se trouve le « Grüner Pütz ». C’est là que commençait l’aqueduc romain de l’Eifel, qui alimentait l’ancienne Cologne en eau de source fraîche.
On peut y voir un drain servant de captage, un bassin orné de têtes de Méduse et le premier tronçon de l’aqueduc. Alors que la voie d’Agrippa était principalement rectiligne en direction de Cologne, l’aqueduc partait du « Grüner Pütz » et desservait l’ancienne capitale provinciale romaine en décrivant un grand arc de cercle, car il devait être construit avec une pente constante et contourner les montagnes.
Entre les localités actuelles de Kall et Schmidtheim, la voie d’Agrippa se divisait en deux tracés. Cette branche de la voie romaine, avec son tronçon sinueux à flanc de coteau, constituait la liaison la plus rectiligne et la plus courte entre le nord et le sud. L’autre branche venait du nord, passait par l’Urft, traversait la vallée d’Eichtertal et passait par l’actuelle commune de Marmagen pour rejoindre ensuite l’autre branche.
Bon à savoir
- Première photo : la circulation est possible ici : traces de roues dans la roche. Photo : I. Ristow, commune de Nettersheim
- Deuxième photo : la source du « Grüner Pütz » : l’eau de source fraîche coulait d’ici jusqu’à Cologne, à l’époque romaine. Photo : I. Ristow, commune de Nettersheim
- Troisième photo : depuis que le tracé a été découvert en 1994, la tranchée transversale pavée au-dessus de cet endroit est bien visible. Photo : K. Grewe, LVR-Amt für Bodendenkmalpflege im Rheinland